Airbus Helicopters accélère en Inde

Le développement du tourisme spirituel, à destination des lieux sacrés hindous de l’Himalaya, offre de nombreux débouchés. Airbus Helicopters
Le développement du tourisme spirituel, à destination des lieux sacrés hindous de l’Himalaya, offre de nombreux débouchés. Airbus Helicopters

Le leader mondial des hélicoptères affiche d’ambitieux objectifs sur le marché des appareils civils.

D’ici à cinq ans, le nombre d’hélicoptères civils devrait doubler en Inde, pour passer à 500 voire 600 appareils. C’est en tout cas le pronostic de Xavier Hay, PDG de la filiale d’Airbus Helicopters (ex-Eurocopter) dans le sous-continent qui compte bien conquérir la moitié du parc à moyen terme.

Aujourd’hui, le constructeur européen fait jeu égal avec ses concurrents américains (Bell, Boeing et Sikorsky). « Ces trois dernières années, nous nous sommes imposés comme leader avec plus de 50 % des immatriculations en 2013 », note Xavier Hay. Plusieurs segments devraient y contribuer. À commencer par l’énergie. L’Inde compte en effet doubler la capacité de son réseau électrique, qui devrait passer de 28 à 65 gigawatts en 2017. Or, l’hélicoptère intervient dans la construction des lignes et dans le transport du personnel.

L’héliski en plein essor

De même, avec l’émergence d’une centaine de nouveaux hôpitaux destinés à une population riche et urbaine, la demande pour l’aide médicale d’urgence se fait pressante. Le tourisme, notamment spirituel, est également très prometteur. Des millions de pèlerins voyagent chaque année pour visiter les lieux sacrés hindous de l’Himalaya.

L’autre activité touristique en plein essor est l’héliski. « C’est aussi devenu un segment clé. Les riches skieurs rêvent de pratiquer dans les montagnes les plus hautes du monde », constate Xavier Hay. Airbus Helicopters a récemment inauguré la première compétition d’héliski dans le Cachemire, à Gulmarg, engageant près de 200 skieurs venus des quatre coins de la planète.

Mais cette croissance ne sera possible que si l’État réforme sa gestion de l’espace aérien. « Le pays a également besoin de plus d’hélisurfaces mais aussi de davantage de pilotes, d’ingénieurs et de techniciens compétents », ajoute Xavier Hay, qui reste également très attentif aux demandes de son principal client, le ministère indien de la Défense.

La filiale d’Airbus travaille, en effet, depuis un demi-siècle, avec l’entreprise publique Hindustan Aeronautics Limited (HAL). La montée en puissance des grands groupes privés indiens comme Tata, Mahindra, Reliance, qui se lancent dans l’aventure aéronautique, ouvre aussi de nouvelles opportunités. « Le besoin affiché est de près de 400 hélicoptères militaires pour lesquels nous sommes dans la course, avec les Fennec, Panther et Caracal. Ceci en plus d’autres programmes pour une quantité équivalente, avec la marine notamment », confie Xavier Hay. Sur ces contrats, Airbus Helicopters est principalement en compétition avec ses concurrents américains qui, en l’espace de cinq ans, ont gagné au moins six contrats importants de défense. « Cet enjeu de plusieurs milliards d’euros est considérable. Il y a une réelle opportunité de tirer profit de nos compétences franco-allemandes et de la notoriété d’Airbus, très populaire en Inde. »

Publié dans Le Figaro

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